L’histoire imparfaite


Nouvel article, mais vous devez aller le lire ici :

 

labavardeuse.blobon.com

 

 

C’est l’heure


2013, c’est l’heure du bilan …

Merci 2013 de m’avoir permis de m’ouvrir les yeux sur une relation qui me rendait malheureuse et d’avoir su comment y mettre un terme définitif.
Merci d’avoir mis sur mon chemin une nouvelle amie avec qui il est facile autant de faire le party que de pleurer.
Merci de m’avoir permis de continuer de garder contact avec mes ami(e)s qui sont dans ma vie depuis plus de 20 ans. Merci de leur avoir donné tout plein de bonheur et des bébés !
Merci pour le voyage mère\fille que j’ai vécu. Surement la plus belle semaine de ma vie. Un moment qui restera toujours gravé et surtout le début de plusieurs voyage avec ma fille à venir.
Merci pour ces garçons qui ont fait parti de ma vie, même que quelques instants seulement, ils m’ont permis d’en apprendre encore plus sur moi. Un en particulier avec qui j’ai compris beaucoup de choses sur une ancienne relation et grâce à qui j’ai enfin pu faire la paix avec le passé.
Merci pour un party de fête inoubliable
Merci pour un voyage en voilier particulier et m’avoir permis de dire « ah pis fuck off » et me laisser aller dans une belle aventure avec un ami qui a su sortir de la « friend zone » !
Merci pour mes 2 New York, mais surtout mon NY que je n’avais encore jamais vu.
Merci de ne m’avoir enlevé personne de ma famille cette année. Je sais la chance que j’ai de les avoir encore avec moi.
Merci de m’avoir permis encore de vivre dans la maison de mes grand-parents et de m’avoir fait sentir leurs présence régulièrement.
2014 je ne sais pas ce que tu me réserves parce que 2013 a été forte en émotions, mais c’est aussi en 2013 que j’ai finalement appris à être complètement bien. Et que j’ai enfin réalisé que nous devons être heureux avec nous-même avant tout. Que l’arrivée d’une personne dans notre vie ne fait qu’être un complément à notre bonheur actuel. Que notre bonheur ne réside pas seulement dans la présence de l’autre. Merci pour cette belle leçon. Je tenterai de continuer de l’appliquer le reste de ma vie.
2014 je ne sais pas si tu seras remplie comme 2013 l’aura été, mais je prévois encore de beaux moments mère/fille. Je prévois encore un ou plusieurs beaux voyages. De belles rencontres. Des pleurs, qu’on le veuille ou non il y en a toujours et c’est ce qui fait ma force.
2014 je ne sais pas si tu me permettras de continuer cette petite histoire qui débute à peine dans ma vie et qui sera parsemée de petits pauses,  mais je le souhaite.
2014 je t’attends et peu importe ce que tu me réserves, je tenterai d’en tirer le meilleur et toujours me relever plus forte.
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C’est de la faute à la grosse chienne


Tsé la chienne, la grosse chienne là. Elle débarque chez vous lorsqu’on commence à être enfin bien seule. Une fois que toutes nos habitudes sont mises en place, la chienne arrive dans la maison avec ses grosses pattes et sa gueule trop de bave. Le genre de chienne qui fait ses besoins un peu partout et qui nous rappel, à chaque fois qu’on met le pied dedans, qu’elle est là.

Cette chienne, cet animal interne qui a besoin d’attention, qu’on ne peut pas laisser dans sa cage pendant plus de quelques jours, vous savez ? On est bien seule, on a appris à être bien bon. Fou moi la paix chère chienne, je n’ai pas besoin de toi non plus dans ma vie. Mais elle, comme tout bon animal, est une « attention whore » et ne veut pas que vous puissiez vivre des choses sans qu’elle ne soit impliquée. Elle vague tranquillement, pas trop loin dans vos pensées, pour se faire flatter et elle laisse en passant, quelques traces de bave sur votre cerveau.

Nous sommes bien seule bon. Alors ne vient pas mettre quelqu’un de sérieux sur mon chemin, parce que toi chère chienne tu vas le faire fuir de toute façon. Et ne vient pas changer mes nouvelles habitudes non plus parce que toi, chère chienne, tu aimes le confort de mon cerveau tel quel, avec les moumousses qui trainent. Bin oui je ne fais pas souvent le ménage de mon cerveau… la paresse je vous dis.

Cette chienne a peur de quoi ? Bahhh peur d’avoir peur comme tout être vivant. Peur d’avoir mal par le changement ou le rejet. C’est encore mieux de rester caché et de caresser sa chienne tranquillement à la maison. Comme ça, personne ne pourra se faire mordre, personne n’aura de grosses crises d’allergies avec les larmes qui coulent pis toute.

On devrait avoir un chat à la place d’une chienne (notez que je n’ai pas utilisé chatte, parce que ça oui les filles nous en avons une, insérez ici une joke de mononcle cochon) Tsé un chat c’est indépendant, ça se fou bien de savoir qui tu ramènes à la maison, anyway il va aller se cacher pour avoir la paix. Ouais un chat à la place d’une chienne!! (Non mais je devrais en avoir plus souvent des bonnes idées comme celles-là !) Genre : fais ce que tu veux de ta vie, tant que tu me donnes de la bouffe et de l’eau, pis qu’une fois de temps en temps tu acceptes de me donner un peu d’affection, le reste je m’en fou.

La chienne elle, elle ne veut pas se faire bouleverser, flatter du mauvais côté ou trop longtemps, sinon elle va mordre. La chienne elle, elle n’accepte pas qu’on vienne s’assoir à sa place sur le sofa, elle grogne. Elle n’accepte pas qu’une nouvelle personne vienne prendre sa place auprès de son maitre.

C’est pour ça que je n’ai jamais voulu d’animaux je crois à la maison. Bon ok parce que je suis paresseuse je vous l’ai dit plus haut et que je n’ai pas envie de ramasser leurs besoins. Mais bien plus parce que j’ai déjà une grosse chienne qui prend le ¾ de mon corps ! Alors pas de place pour un autre animal chez moi certain ! Sauf peut-être une petite bête ronfleuse… mais pas trop parce que la chienne va venir la manger et le fantôme de ma grand-mère va venir lui tirer les pieds la nuit ! Ok ça c’est un autre sujet … ! 😉

Soyez vigilant dans l’adoption de votre animal de compagnie interne !

Isa

Elle


Elle, elle c’est mon rock, celle qui me tient en place, qui me replace, qui me déplace. Elle c’est la raison que je me lève à tous les matins pour gagner ma vie. Elle est ma vie, ma joie, l’extension de mon meilleur moi. Elle m’enrage, me dérage, me dérange et m’arrange. Elle, elle me fait sourire alors que tout va mal, elle me fait pleurer quand tout va bien. Cette princesse qui n’était jamais sensée venir se poser dans mon ventre, cette oeuvre d’art que je n’aurais jamais même imaginé voir grandir à mes côtés … Cette raison de vivre.

Cet enfant qui grandit tellement bien, mais beaucoup trop rapidement. Qui raisonne comme un enfant et déraisonne comme un adulte. Cet enfant qui tapisse les parois de mon bureau, qui m’emmène dans un univers autre que celui de mon travail quand mes yeux se posent sur son sourire et ses yeux si parfaits.

Un petit bout de femme qui me fait tellement peur. Ce mini-moi qui n’a plus besoin de me parler pour me comprendre et de se faire comprendre. Elle est une meilleure version de moi, plus belle, plus grande, d’une douceur avec les gens qui l’entoure incomparable à tout ce que j’ai pu connaître. Elle a le meilleur de ma mère et ma grand-mère.

Apprendre à être une mère avec elle est maintenant la chose la plus agréable de ma vie. Une relation unique, une folie particulière nous unies. Une relation qui j’espère perdurera avec les années et les épreuves. La folie et la joie de vivre que je lui transmets à chaque fou rire, à chaque petite chose de la vie, je lui souhaite de les conserver dans sa façon de vivre.

Cet enfant qui n’aurait jamais dû être, est maintenant la partie la plus solide de ma vie. Cet enfant n’est même pas consciente de tout le bien qu’elle peut me faire. Jamais mes « je t’aime » ou mes câlins ne pourront lui exprimer l’importance qu’elle a dans ma vie.

Elsie, je ne peux pas imaginer ma vie sans ta bonne humeur, sans tes babounes pour un petit rien, sans tes caprices de princesses et sans ta joie de vivre incomparable. Tu es le centre de ma vie, mon plus beau cadeau et je veux te faire découvrir tout ce qu’il y a de plus beau dans la vie. Je vais être à tes côtés lorsque tu auras ta première peine d’amour, maman s’y connaît bien 😉 Je veux voyager avec toi, je veux emplir ta tête et ton cœur de tous les souvenirs possibles avec moi. Je ne te gâtes pas de matériel et parfois tu me trouves « plate » mais tous les souvenirs te reviendront quand tu seras plus grande et j’espère que tu sauras dire, comme je dis pour ma maman : Ma mère c’est la meilleure.

Je t’aime

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Isa la sauveuse


Isa la sauveuse, Isa l’oreille, Isa l’épaule, Isa la maman, Isa la fofolle, Isa qui fait rire, Isa la dramatique, Isa la nostalgique.

J’ai peur, peur de rencontrer, peur de me faire aimer. Mon mode auto-defense est activé en tout temps. Pourquoi ? Le seul temps que je laisse mes gardes complètement (ou presque) baissées, c’est lorsque je sais que ça ne fonctionnera pas ou encore qu’il y a une possibilité que j’aille mal. Un bon gars … c’est quoi un bon gars ? Demandez aux gens pourquoi je suis encore seule et ils vous répondront que je suis trop difficile. Est-ce vraiment être difficile de savoir ce qu’on ne veut plus dans notre vie ? Est-ce vraiment trop exiger que d’avoir quelqu’un dans sa vie qui sait faire la différence entre « ses » et « c’est » quand il m’écrit ? C’est pas de ma faute si mes yeux saignes quand il m’écrit « Sa va ? »

Suis-je aussi trop exigeante quand je ne veux pas d’un gars qui n’a pas réglé son passé ? Qui aux 2 phrases ne parle que de son ancienne vie amoureuse ? Je crois que je m’aime assez pour savoir que je dois être une priorité dans sa vie et non pas juste une option de dernier recours.

Non, je ne veux pas du gars parfait qui va m’emporter des fleurs à chaque semaine. C’est tannant à la longue, ça devient vite agaçant et ça fait peur. Pis moi, bin j’ai la peur bien incrustée dans la peau. Je suis un peu comme Julia Roberts dans le film La mariée est en fuite, dès que je sens qu’il y a trop d’attachement, je fuis le plus vite possible et ferme la porte derrière moi.

Les seuls gars auxquels je me suis accrochée, se sont des gars avec un lourd passé, des gars que je pouvais sauver d’eux-mêmes, que je pouvais rendre meilleurs en leur faisant voir que la vie n’est pas toujours noire.

À l’adolescence j’ai été amoureuse d’un gars qui n’allait plus à l’école à l’âge de 15 ans, qui fumait son joint en se levant le matin. Ce gars vivait avec son père dans un vieil appartement louche d’Hochelaga. Il n’avait pas grand-chose à lui, il vendait de la drogue pour avoir de l’argent de poche et plus tard se prendre un appartement. Il a eu quelques petites jobines mais toutes n’égalaient pas le salaire qu’il faisait avec la vente d’herbes joyeuses ou pilules miraculeuses. Ce gars j’en ai été amoureuse longtemps, il est venu hanter mes rêves pendant tellement d’années même après notre courte relation. Nous nous sommes vu sur une période de 2-3 ans, on s’appelait une fois de temps en temps, on se voyait, on s’aimait mais nous savions que nous ne pourrions être ensemble. Deux mondes, deux réalités beaucoup trop différentes. Alors on se contentait de s’embrasser, se coller et ensuite se chicaner pour se séparer. Ce garçon je voulais lui montrer qu’il y avait du bon monde dans la vie, que la vie ne se résumait pas aux gens stones, au manque de confiance aux autres…. J’ai échoué, mais ça je le savais dès le début. Mais encore aujourd’hui, je rêve à lui, j’aimerais savoir ce qu’il est devenu, savoir s’il se souvient de moi… sûrement …

Quelques petits copains par-ci par-là, rien de sérieux, rien qui vient me chercher autant que ce petit bum…. jusqu’à ce jour du mois de mai 2000. Il était dans son salon, un ami en commun nous présentait. Je suis restée bouche bée tellement je le trouvais beau. Mon manque de confiance habituel me disait qu’il était trop beau et que bah, ça donnerait rien ! On passe la soirée ensemble, on parle beaucoup … un gars qui parlait plus que moi, rare !! Je lui laisse mon numéro en grabouilli sur une feuille sur sa table et le lendemain il m’appelle pour savoir si je m’étais bien rendue. Finalement je suis de son goût … wow ! Lui ce qui m’a attiré vers lui c’était le physique, je ne voyais que ça. Puis plus on parlait plus je découvrais un jeune homme avec un passé pas comme le miens. Une famille éclatée, il ne parle plus à son père ni à une de ses sœurs, revoit sa mère depuis seulement quelques mois. Plusieurs autres fantômes sont arrivés quelques mois avant notre rencontre font également partis de sa vie… Tout ça mis ensemble, c’est rapidement vite devenu le gars parfait pour moi ! Je pouvais exercer mon envie de sauver mais sur un super beau gars !! WOW jack pot ! Relation merveilleuse les 3 premières années, je lui fais connaître c’est quoi une famille unie en l’introduisant dans la mienne. Je lui présente mes amis qui l’accueillent comme si il avait toujours fait parti de la gang. Nous sommes le couple parfait, celui dont nos amis parlent, celui qui fait rêver les autres ! Il commence un deuxième emploi pour qu’on aille plus de sous, je suis encore aux études, je travaille à temps partiel, nous habitons ensemble depuis nos 6 mois (j’ai 19 ans) … tout ça c’est beaucoup pour lui et la dépression semble planer au dessus de sa tête. Il se met beaucoup de pression, trop même. Nous faisons des plans pour le futur, nous déménageons dans un beau, très beau 5 et demi et là ça éclate. Devant les amis, la famille IL éclate, la pression des derniers mois, le stress, la fatigue, la soupape vient de sauter. On commence à s’éloigner sans trop s’en rendre compte. Je dois encore le sauver de ses phases dépressives, je suis encore utile dans sa vie. Vers la fin de la 3e année, nous remettons notre couple en question. Beaucoup de discussions, nous décidons de donner un second souffle à notre couple ! Wow, j’ai l’impression de retomber amoureuse de lui, il est heureux de bonne humeur, me fait des surprises … on s’aime à nouveau ! Un soir de party de St-Valentin en 2005 (j’ai 23 ans) une petite fille venait se faufiler dans mon ventre, ce n’était pas prévu ! On s’aimait, on avait un bel appart, bien que dans mon cœur je savais que ce n’était pas l’homme de ma vie, je ne pouvais pas laisser ce petit ange aller. 9 mois plus tard est née ma fille, notre fille. Tout va bien, on s’aime, on fait de notre mieux … mais la pression revient faire son tour dans la maison. Il a tellement manqué de sous quand il était jeune qu’il veut s’assurer que sa fille ne manquera jamais de rien. Changement d’emploi, heures supplémentaires, il en fait trop … la dépression semble vouloir revenir lui rendre visite. Bordel ce n’est pas le bon temps pour que tu reviennes toi. Je suis plus souvent seule qu’autre chose à la maison avec la petite. Parce que bien qu’il soit physiquement présent, certains soirs il était loin dans son monde. Je m’éloigne, sans le savoir et sans le vouloir, je commence ma vie intérieure sans lui. Le retour au boulot, les amis, je réalise que je suis devenue une autre personne. La pression, les chicanes, les mal entendus, y’a plus rien. Je l’aime mais je ne peux plus survivre, j’ai besoin de respirer, j’éclate, c’est fini.

C’est fini… en fait ce n’était pas fini, ma vie débutait. Une nouvelle vie. Une vie dans laquelle je devenais responsable d’une petite fille de 2 ans et demi. Nous sommes en 2008, j’ai 27 ans, célibataire, un enfant … je fais quoi ??? Je n’ai plus personne à sauver. Je dois me sauver moi, je dois réussir ma vie. Je dois réussir ma vie de maman monoparentale !! Plus gros contrat à vie ! Je dois passer au travers de ce deuil des 8 dernières années. Je dois continuer de vivre, en fait réapprendre à vire. Vivre seule, c’est quoi vivre seule ???? Je ne l’ai jamais fait. Des soirées complètes à être seule, des journées de fin de semaine à ne m’occuper que de ma fille. Je suis grosse, je ne me sens pas belle, je ne fais pas de rencontre alors que lui semble déjà avoir trouvé le parfait bonheur avec sa nouvelle blonde. Jalousie, c’est moi qui devrais être heureuse et c’est lui qui devrait trouver ça difficile.

C’est long, c’est difficile, je pleurs, je me décourage et finalement je me fais à l’idée. Voici ma vie pour les prochaines années. Enweye la grosse assume tes choix ! Des rencontres par-ci par là, encore une fois rien qui ne vient me chercher. Rien d’intéressant, j’ai un enfant, je n’en veux plus d’autres ! Je me cherche un passe-temps depuis que la princesse est désormais en garde partagée … Je dois me trouver quelque chose à faire de mes soirées, sinon je vais virer folle… La boxe !!! Pourquoi pas ! Gym presque rempli seulement de gars.. humm motivant !! Je perds du poids à chaque semaine, je m’y défonce ! 5 jours semaine, j’ai mal partout mon corps me dit que c’est trop, mais moi je m’en fou ! Je deviens une nouvelle personne physiquement. Je reçois des compliments, on me remarque à nouveau ! Mais ça y est … Isa l’intimidante vient faire son entrée dans ma vie. Contrairement à avant, on ne m’aborde presque plus, les rencontres se font rares, voir nulles. Presque 3 ans de célibat, j’abandonne. Finalement on n’est pas si mal célibataire, je fais ce que je veux quand je veux. Je ne dois rien à personne et je commence à apprécier mon temps à moi dans ma maison une semaine avec ma fille, une semaine sans. Puis ….

Puis, vient cette soirée de février 2011, cette soirée que j’ai décrite dans mon article Coup de foudre et boule de gomme. Cette rencontre qui sera le début d’une relation particulière qui aura duré 1 an et demi. Une relation en montagne russe. Une relation dans laquelle encore une fois je me sentais en devoir de sauver ! Une relation qui aurait eu TOUT pour fonctionner si ça n’avait pas été du « mauvais timing » de cette rencontre. Mais encore une fois, rien n’arrive pour rien dans la vie. Je ne m’éterniserai pas sur cette dernière relation puisqu’elle est encore si précieuse dans mon cœur. Je sais que j’ai fait partie de sa vie pour une raison. Que mon rôle d’Isa la sauveuse dans ce cas ci a vraiment porté fruit puisqu’il est devenu une meilleure personne en partie grâce à moi. Je ne me lance pas des fleurs, demandez lui il vous dira ! Je suis encore sous les secousses de ce tremblement de terre. Rarement quelque chose d’aussi intense était venue me chercher. Rarement je m’étais autant investie, corps, âme et tout le reste. Je suis vidée, je suis fatiguée, comme Superman qui perd ses pouvoirs. Je dois retrouver mes pouvoirs, ma liberté, mon sentiment de bien être que j’avais avant février 2011. Je dois prendre le positif, et faire en sorte que le négatif me fasse grandir.

Aujourd’hui Isa la sauveuse aimerait prendre sa retraite. Isa aimerait simplement être Isa, isa la femme ! Isa la fille qu’on prend soin, qu’on écoute et qu’on gâte. J’aimerais pour une fois qu’on prenne soins de moi. Mais quand l’opportunité se présente, je chausse mes souliers de course et je me pousse par trop de simplicité ! Peut-être qu’un jour je serai assez essoufflée que je voudrai me reposer vraiment. Jusque là, comme Vagabond, je poursuis mon parcours ;o)

Le changement de saison chez les célibataires


Alors que l’été tire à sa fin, ils s’ennuieront. Alors que les soirées sur le bord du feu, les bbq et les verres sur une terrasse tirent à leurs fins, ils réaliseront. Ils réaliseront qu’être célibataire l’été c’est plutôt facile, agréable comparé aux longs mois d’hiver froids et seuls qu’ils s’apprête à vivre probablement pour la première fois depuis des années.

Après avoir moi-même passé 3 années seule, 12 saisons en solitaire à la maison, je sais de quoi je parle. L’effet euphorisant de l’été, des gens heureux et relax va bientôt s’évaporer. Le besoin viscéral de se retrouver emmitouflé avec à leurs côtés quelqu’un qui saurait les réchauffer se fera sentir. Les nuits commenceront à 21h plutôt qu’à minuit à cause de trop d’ennuie. La parade des séries télévisées écoutées en rafale avec leurs airs de zombies va bientôt se pointer le bout du nez.

Les fiches sur les sites de rencontres se multiplieront, les locations de films au club vidéo accompagnées d’un bon poffcorgn grimperont.

Bientôt ces célibataires texteront leurs ex, hypocritement pour avoir de leurs nouvelles : « Salut, et puis quoi de neuf ? » Espérant une réponse rapide et une petite conversation qui sera ponctuée de : « que deviens tu ? » « as-tu quelqu’un dans ta vie » « je pense souvent à toi » Tout ce chit-chat pour avoir une soirée en compagnie de nos bonnes vieilles pantoufles. Ces pantoufles si confortables, si faciles à enfiler… Après quelques rencontres, ils auront tôt fait de retrouver leurs bonnes vieilles habitudes, les bonnes autant que les mauvaises. C’est si facile de retourner dans ce que nous connaissons, une sécurité, une aisance rassurante en ces mois seuls de l’hiver.

La suite ? Bah, probablement quelques textos seront échangés par-ci par-là avec leurs ex. Ils remettront en questions les décisions qu’ils auront pris le printemps d’avant et se diront que finalement ce n’était pas siiiiii piiiiiire que ça. Mais ce sera trop tard ! C’est à ce moment là que le vrai célibat commencera, lorsqu’il n’y aura plus de réponses aux textos. Lorsque la page sera vraiment tournée et que seuls devant leurs écrans 48 pouces, sac de chips et coke à leur coté, ils n’auront que d’autre choix que de faire sur eux une introspection et apprendre à vivre avec eux-mêmes.

Certains s’empresseront de s’arrêter les pieds à la première possibilité de relation. À ceux-ci je ne peux que vous dire que je suis désolée pour vous. Désolée car au printemps prochain, le même manège se reproduira. Le soleil et l’appel des terrasses vous fera réaliser que rien n’a changé, que vous n’êtes finalement pas bien dans cette relation, que vous n’avez fait que boucher la solitude hivernale qui vous faisait peur… Et vous recommencerez ce manège, cette grande roue tellement endormante.

Aux autres qui prendront le temps de vivre seuls, qui s’ennuieront durant des soirées entières. Qui n’auront d’autres choix que de passer du temps avec la personne la plus importante dans votre vie (lire ici « vous »), à vous je vous dis que c’est le plus beau cadeau que vous pouvez vous offrir. Mangez-en du poffcorgn seuls sur votre sofa, apitoyez-vous un peu sur votre pauvre sort de célibataire. Mais vivez ces moments en vous disant que la prochaine personne qui entrera dans votre vie, vous saurez qui vous êtes et ce que vous voulez vraiment. C’est à ce moment, quand vous serez enfin bien, confortable devant votre grosse tivi, quand vous aurez pris goût à dormir en diagonale, que vous serez prêt à rencontrer et à laisser entrer quelqu’un dans votre nouvelle vie !

Bon début d’automne chers vous autres !

Le miroir


J’ai toujours été la passionnée, celle qui voulait tout donner du premier coup, qui donnait coeur et âme quand je jetais mon dévolu sur un homme. Pour une rare fois, c’est l’inverse qui s’est produit. Pour une rare fois c’est lui qui aurait été prêt à tout donner, à attendre le temps qu’il fallait afin que je sois prête à redonner mon cœur.

J’ai enfin vu à quel point je pouvais également être intense lorsque je tombais en amour. Je l’ai vu au travers les yeux d’un homme. J’ai réalisé que ça existait vraiment, qu’un homme pouvait réellement s’intéressé à moi, sans attentes. J’ai trouvé mon équivalent masculin, quelqu’un qui était identique à moi sur le plan amoureux. Il donne sans regarder, il est prêt à tout pour passer du temps de qualité avec la personne qui l’intéresse. Aucune jalousie, une belle ouverture et écoute, un côté sociable qui me faisait beaucoup penser à ma personnalité. Une personne sincère, honnête et intègre.

Il était intense dans sa façon d’être avec moi, intense dans le sens que malgré le fait qu’il me connaissait à peine, il était le premier à vouloir me rendre service. Intense dans sa gentillesse. Il m’a rarement été donné de rencontrer quelqu’un comme ça. Je réalise enfin comment mon ex copain a pu se sentir lorsque j’ai agi exactement de la même façon avec lui. Pas que ça fait peur, mais ça déstabilise … Nous ne sommes pas habitué à la simplicité et la gentillesse gratuite, nous cherchons trop souvent le compliqué.

Cette personne avait tout pour me plaire, du look à la personnalité rien n’y manquait sauf mon cœur et mes trips. Pouvoir forcer des sentiments, je l’aurais probablement fait pour lui. Peut-être est-ce à cause de mon dernier échec amoureux ? Aurais-je tout donné dans cette relation que je ne suis plus en mesure de donner quoique ce soit à un autre? Peut-être est-ce simplement le fait qu’on ne peut pas forcer des sentiments …

J’ai réalisé que nous pouvions facilement écouter notre cœur même si notre tête nous dit l’inverse, mais nous ne pouvons jamais suivre notre tête si le cœur n’y est pas. J’ai eu beau me dire que là était la relation qui aurait pu me rendre heureuse, j’ai eu beau essayer, j’ai du mettre un terme à tout ça. Je ne suis pas prête, je compare trop souvent à ma dernière relation. Je recherche trop cette complicité unique que probablement je ne retrouverai plus jamais. Une complicité qui sera différente sûrement, mais une complicité de ce calibre je crois qu’on retrouve ça seulement une fois dans sa vie.

Je ne sais pas si un jour je serai prête à nouveau à m’investir, à aimer comme je l’ai aimé LUI. Je ne sais pas si je vais retrouver cette drive qui m’allumait tant. Mais ce que je sais, c’est que je ne serai plus jamais aussi intense dès le départ. Je l’ai souvent dis, on apprends avec toutes nos relations, mais on apprends aussi lorsqu’on doit dire à quelqu’un qu’il n’est pas la personne pour nous.

Bien que ce ne fut que quelques baisers d’échangés, quelques rendez-vous entre amis, il m’a fait réaliser plus de choses sur moi que j’aurais cru imaginer. Et je l’en remercie pour ça.

Cette rose séchée restera dans ma maison, elle sera le symbole de ton passage qui aura eu plus d’impact sur moi que tu ne peux l’imaginer.

Ce soir je peux fermer la page sur un chapitre de ma vie… Je passe enfin à autre chose…

Isa

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