L’histoire imparfaite


Nouvel article, mais vous devez aller le lire ici :

 

labavardeuse.blobon.com

 

 

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C’est l’heure


2013, c’est l’heure du bilan …

Merci 2013 de m’avoir permis de m’ouvrir les yeux sur une relation qui me rendait malheureuse et d’avoir su comment y mettre un terme définitif.
Merci d’avoir mis sur mon chemin une nouvelle amie avec qui il est facile autant de faire le party que de pleurer.
Merci de m’avoir permis de continuer de garder contact avec mes ami(e)s qui sont dans ma vie depuis plus de 20 ans. Merci de leur avoir donné tout plein de bonheur et des bébés !
Merci pour le voyage mère\fille que j’ai vécu. Surement la plus belle semaine de ma vie. Un moment qui restera toujours gravé et surtout le début de plusieurs voyage avec ma fille à venir.
Merci pour ces garçons qui ont fait parti de ma vie, même que quelques instants seulement, ils m’ont permis d’en apprendre encore plus sur moi. Un en particulier avec qui j’ai compris beaucoup de choses sur une ancienne relation et grâce à qui j’ai enfin pu faire la paix avec le passé.
Merci pour un party de fête inoubliable
Merci pour un voyage en voilier particulier et m’avoir permis de dire « ah pis fuck off » et me laisser aller dans une belle aventure avec un ami qui a su sortir de la « friend zone » !
Merci pour mes 2 New York, mais surtout mon NY que je n’avais encore jamais vu.
Merci de ne m’avoir enlevé personne de ma famille cette année. Je sais la chance que j’ai de les avoir encore avec moi.
Merci de m’avoir permis encore de vivre dans la maison de mes grand-parents et de m’avoir fait sentir leurs présence régulièrement.
2014 je ne sais pas ce que tu me réserves parce que 2013 a été forte en émotions, mais c’est aussi en 2013 que j’ai finalement appris à être complètement bien. Et que j’ai enfin réalisé que nous devons être heureux avec nous-même avant tout. Que l’arrivée d’une personne dans notre vie ne fait qu’être un complément à notre bonheur actuel. Que notre bonheur ne réside pas seulement dans la présence de l’autre. Merci pour cette belle leçon. Je tenterai de continuer de l’appliquer le reste de ma vie.
2014 je ne sais pas si tu seras remplie comme 2013 l’aura été, mais je prévois encore de beaux moments mère/fille. Je prévois encore un ou plusieurs beaux voyages. De belles rencontres. Des pleurs, qu’on le veuille ou non il y en a toujours et c’est ce qui fait ma force.
2014 je ne sais pas si tu me permettras de continuer cette petite histoire qui débute à peine dans ma vie et qui sera parsemée de petits pauses,  mais je le souhaite.
2014 je t’attends et peu importe ce que tu me réserves, je tenterai d’en tirer le meilleur et toujours me relever plus forte.
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C’est de la faute à la grosse chienne


Tsé la chienne, la grosse chienne là. Elle débarque chez vous lorsqu’on commence à être enfin bien seule. Une fois que toutes nos habitudes sont mises en place, la chienne arrive dans la maison avec ses grosses pattes et sa gueule trop de bave. Le genre de chienne qui fait ses besoins un peu partout et qui nous rappel, à chaque fois qu’on met le pied dedans, qu’elle est là.

Cette chienne, cet animal interne qui a besoin d’attention, qu’on ne peut pas laisser dans sa cage pendant plus de quelques jours, vous savez ? On est bien seule, on a appris à être bien bon. Fou moi la paix chère chienne, je n’ai pas besoin de toi non plus dans ma vie. Mais elle, comme tout bon animal, est une « attention whore » et ne veut pas que vous puissiez vivre des choses sans qu’elle ne soit impliquée. Elle vague tranquillement, pas trop loin dans vos pensées, pour se faire flatter et elle laisse en passant, quelques traces de bave sur votre cerveau.

Nous sommes bien seule bon. Alors ne vient pas mettre quelqu’un de sérieux sur mon chemin, parce que toi chère chienne tu vas le faire fuir de toute façon. Et ne vient pas changer mes nouvelles habitudes non plus parce que toi, chère chienne, tu aimes le confort de mon cerveau tel quel, avec les moumousses qui trainent. Bin oui je ne fais pas souvent le ménage de mon cerveau… la paresse je vous dis.

Cette chienne a peur de quoi ? Bahhh peur d’avoir peur comme tout être vivant. Peur d’avoir mal par le changement ou le rejet. C’est encore mieux de rester caché et de caresser sa chienne tranquillement à la maison. Comme ça, personne ne pourra se faire mordre, personne n’aura de grosses crises d’allergies avec les larmes qui coulent pis toute.

On devrait avoir un chat à la place d’une chienne (notez que je n’ai pas utilisé chatte, parce que ça oui les filles nous en avons une, insérez ici une joke de mononcle cochon) Tsé un chat c’est indépendant, ça se fou bien de savoir qui tu ramènes à la maison, anyway il va aller se cacher pour avoir la paix. Ouais un chat à la place d’une chienne!! (Non mais je devrais en avoir plus souvent des bonnes idées comme celles-là !) Genre : fais ce que tu veux de ta vie, tant que tu me donnes de la bouffe et de l’eau, pis qu’une fois de temps en temps tu acceptes de me donner un peu d’affection, le reste je m’en fou.

La chienne elle, elle ne veut pas se faire bouleverser, flatter du mauvais côté ou trop longtemps, sinon elle va mordre. La chienne elle, elle n’accepte pas qu’on vienne s’assoir à sa place sur le sofa, elle grogne. Elle n’accepte pas qu’une nouvelle personne vienne prendre sa place auprès de son maitre.

C’est pour ça que je n’ai jamais voulu d’animaux je crois à la maison. Bon ok parce que je suis paresseuse je vous l’ai dit plus haut et que je n’ai pas envie de ramasser leurs besoins. Mais bien plus parce que j’ai déjà une grosse chienne qui prend le ¾ de mon corps ! Alors pas de place pour un autre animal chez moi certain ! Sauf peut-être une petite bête ronfleuse… mais pas trop parce que la chienne va venir la manger et le fantôme de ma grand-mère va venir lui tirer les pieds la nuit ! Ok ça c’est un autre sujet … ! 😉

Soyez vigilant dans l’adoption de votre animal de compagnie interne !

Isa

Non non, j’suis pas jaloux mais …


*** attention, attention, ce texte ne concerne personne en particulier !!! Si vous vous sentez personnellement visé, alors il est peut-être temps de faire un petit ménage de votre conscience***

C’est qui « LUI » … ?
Pourquoi tu as aimé sa photo aujourd’hui.
Essayes pas, je l’ai vu sur facebook, c’était écrit…
Non non j’ai pas fouillé, ça apparaît comme ça sur mon fil.

C’est qui « ELLE » ?
Elle n’arrête pas de commenter tes photos
Essayes pas, je l’ai vu sur Instagram, c’était écrit
Non non, j’ai pas fouillé, je suis juste allée voir tes 50 dernières photos parce que je m’ennuyais de ton visage …

Messages textes, cellulaire toujours sur silencieux ou face virée contre table. Il/elle est parti(e) prendre sa douche, c’est le temps parfait pour regarder qui lui a écrit en dernier.

Retrouver de vieilles conversations qui datent d’avant votre relation, les lire complètement hors-contexte. Se poser 12 millions de questions, c’est qui, pourquoi ?

La jalousie s’arrête où ? À quel moment la jalousie cesse d’être saine ? Parce que c’est normal d’en avoir un peu, c’est une certaine preuve qu’on tient et qu’on a peur de perdre l’autre. Mais de là à regarder et à analyser tout ce que l’autre fait, dit, lit ?

Qui aime être jaloux ? Voyons, c’est le pire sentiment de marde que quelqu’un peut ressentir… Ça vous empoisonne la vie ! Je ne dis pas d’être naïf non plus, mais y’a une limite …

Ton chum te le dit 20 fois par jour que tu es belle, que tu es la femme de sa vie etc, mais oooohhhhh il a aimé une photo d’une fille random qu’il ne connaît pas sur instagram, qui vit probablement sur un autre continent et c’est à ça que tu vas penser quand il va arriver à la maison … Come on …

De la jalousie il y en avait avant les réseaux sociaux, mais c’était tellement moins flagrant ! Au bureau, dans l’autobus, à l’épicerie on pouvait recevoir des compliments. Seule différence, c’est que notre partenaire ne recevait pas un rapport détaillé de ce qu’on s’était fait dire dans la journée par le sexe opposé. Aujourd’hui, tout est là, devant nos yeux … Beaucoup plus facile pour quelqu’un qui a un minimum de problème de confiance en soi de se laisser prendre au jeu de la jalousie.

Facebook, Instagram, Twitter et compagnie auront certainement réussis à créer des liens, mais combien en auront-ils brisé ? Justement à cause de la jalousie ?? Ok je ne suis pas stupide non plus, je sais très bien qu’il y en a quelque-un(e)s qui ont réellement sauté la clôture. Mais dites-vous que si c’est le cas, eh bien cet enfouarré (e) n’en valait pas la peine. Il ou elle l’aurait fait d’une façon ou d’une autre, réseaux sociaux ou non !! Ayez confiance en vous ! C’est possible qu’une autre personne soit plus mince, plus cute, des plus belles lèvres, plus beaux yeux, plus de muscles … Mais on s’en fou, si votre partenaire vous a choisi parmi toutes ces personnes, c’est que vous êtes bien pour eux. Et entre vous et moi, ne venez pas me faire à croire que votre amoureux/amoureuse est le plus bel être sur la terre … On a toujours un plus beau et moins beau que nous ! Mais l’important c’est d’avoir confiance en soi et s’aimer … le reste ça se fait tout seul.

Et en passant, si vous êtes rendus cocus, vous devriez remercier les réseaux sociaux de vous avoir débarrassé d’un beau salaud ou d’une belle épaisse qui ne vous méritait tout simplement pas ! Si la personne l’a fait avec vous, dites-vous qu’elle ne se gênera pas pour le faire avec la prochaine 😉

Isa

Je, nous, on ?


Je n’ai pas été en amour souvent dans ma vie. Et quand je l’ai été, j’ai été blessée au plus haut point parce que je me donnais corps et âme… au risque de me perdre dans une relation qui pouvait même être malsaine.

Un besoin d’aimer plus grand que le besoin d’être aimé. Un besoin de sauver plus grand que celui de l’équité.

Comment après 30 ans apprenons-nous à aimer ? À aimer correctement je veux dire ? Parce que tout ce que nous avons vécu, n’a servi en fait qu’à nous laisser d’immenses cicatrices sur le corps, sur le cœur. Des cicatrices qui sont irréversibles, des dommages qui sont tellement profonds qu’ils ne partiront jamais. Un besoin d’aimer maladif, un besoin de passion qui gagne sur la simplicité. Aimer l’autre plus qu’il peut nous aimer est la seule façon que nous avons eu d’aimer… Avoir le sentiment de servir à quelque chose, avoir le sentiment d’être nécessaire dans la survie de quelqu’un plutôt que vivre en parallèle et en complémentarité.

Comment se laisser aimer quand on n’a en fait jamais su c’était quoi juste aimer ? Aimer de manière saine et réciproque ? Si l’amour n’est pas plus fort de notre côté, cet amour n’en vaut pas la peine ? Juste se laisser aimer n’est-il donc pas suffisant ? Qu’en est-il du « advienne que pourra … »?

Qu’est-ce qu’une relation normale ? Première relation j’avais 18 ans, 6 mois après, j’habitais avec lui et il est ensuite devenu le père de ma fille. Deuxième relation, il a cohabité avec son ex pendant 1 an, ne voulait pas avoir le statut de couple, mais était incapable de me laisser partir… Alors à 31 ans, je n’ai aucune idée de ce qu’est une relation « normale ». Parce qu’en fait, lorsque je regarde les couples qui m’entourent, je n’arrive pas à m’identifier à aucun d’eux … Ce qui est le plus difficile c’est ce foutu 5 ans de célibat (parce que la dernière relation n’ayant jamais été officielle plus que 2 mois de suite sur une période de 2 ans… je considère être seule depuis 5 ans). Donc, après 5 ans de célibat, d’habitudes, de vie en solitaire, de réseaux d’amis et de connaissances qui s’est agrandi à la vitesse de l’éclair, de la vie de maman monoparentale, la vie de couple prend quelle place elle ? Nouvelle relation, nouvelle personne, nouvelles habitudes … ouff … donnez-moi de l’eau, de l’air, donnez-moi un jour à la fois.

La peur de blesser l’autre par manque d’expérience mais aussi par peur de perdre ce que nous avons acquis comme liberté. Peur de s’engager, de se dire « ça y est » ? Parce qu’être dans des relations que nous savons vouées à l’échec c’est facile. On n’a pas à penser au futur … on le sait que ça ne durera pas ! Ce n’est que de la passion qui s’éteindra lorsqu’il n’aura plus besoin de nous.

5 ans de célibat … bordel que ça brûle quelqu’un quand vient le temps d’être en nouvelle relation. On sait ce qu’on veut désormais, on sait qu’on veut continuer de penser à nous. Continuer d’avoir du temps pour nous. Nous étant soi-même, mais aussi étant le Je avec les personnes qui nous ont accompagné durant les années de célibat. Par contre, pour la personne qui nous accompagne ça peut être difficile de prendre sa place dans cette vie chargée d’un lourd passé. Difficile parce nous on ne veut pas penser à demain, nous on veut y aller un jour à la fois.

Les remises en questions, les états d’âmes. Bref, un jour à la fois et advienne que pourra !

Elle


Elle, elle c’est mon rock, celle qui me tient en place, qui me replace, qui me déplace. Elle c’est la raison que je me lève à tous les matins pour gagner ma vie. Elle est ma vie, ma joie, l’extension de mon meilleur moi. Elle m’enrage, me dérage, me dérange et m’arrange. Elle, elle me fait sourire alors que tout va mal, elle me fait pleurer quand tout va bien. Cette princesse qui n’était jamais sensée venir se poser dans mon ventre, cette oeuvre d’art que je n’aurais jamais même imaginé voir grandir à mes côtés … Cette raison de vivre.

Cet enfant qui grandit tellement bien, mais beaucoup trop rapidement. Qui raisonne comme un enfant et déraisonne comme un adulte. Cet enfant qui tapisse les parois de mon bureau, qui m’emmène dans un univers autre que celui de mon travail quand mes yeux se posent sur son sourire et ses yeux si parfaits.

Un petit bout de femme qui me fait tellement peur. Ce mini-moi qui n’a plus besoin de me parler pour me comprendre et de se faire comprendre. Elle est une meilleure version de moi, plus belle, plus grande, d’une douceur avec les gens qui l’entoure incomparable à tout ce que j’ai pu connaître. Elle a le meilleur de ma mère et ma grand-mère.

Apprendre à être une mère avec elle est maintenant la chose la plus agréable de ma vie. Une relation unique, une folie particulière nous unies. Une relation qui j’espère perdurera avec les années et les épreuves. La folie et la joie de vivre que je lui transmets à chaque fou rire, à chaque petite chose de la vie, je lui souhaite de les conserver dans sa façon de vivre.

Cet enfant qui n’aurait jamais dû être, est maintenant la partie la plus solide de ma vie. Cet enfant n’est même pas consciente de tout le bien qu’elle peut me faire. Jamais mes « je t’aime » ou mes câlins ne pourront lui exprimer l’importance qu’elle a dans ma vie.

Elsie, je ne peux pas imaginer ma vie sans ta bonne humeur, sans tes babounes pour un petit rien, sans tes caprices de princesses et sans ta joie de vivre incomparable. Tu es le centre de ma vie, mon plus beau cadeau et je veux te faire découvrir tout ce qu’il y a de plus beau dans la vie. Je vais être à tes côtés lorsque tu auras ta première peine d’amour, maman s’y connaît bien 😉 Je veux voyager avec toi, je veux emplir ta tête et ton cœur de tous les souvenirs possibles avec moi. Je ne te gâtes pas de matériel et parfois tu me trouves « plate » mais tous les souvenirs te reviendront quand tu seras plus grande et j’espère que tu sauras dire, comme je dis pour ma maman : Ma mère c’est la meilleure.

Je t’aime

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Isa la sauveuse


Isa la sauveuse, Isa l’oreille, Isa l’épaule, Isa la maman, Isa la fofolle, Isa qui fait rire, Isa la dramatique, Isa la nostalgique.

J’ai peur, peur de rencontrer, peur de me faire aimer. Mon mode auto-defense est activé en tout temps. Pourquoi ? Le seul temps que je laisse mes gardes complètement (ou presque) baissées, c’est lorsque je sais que ça ne fonctionnera pas ou encore qu’il y a une possibilité que j’aille mal. Un bon gars … c’est quoi un bon gars ? Demandez aux gens pourquoi je suis encore seule et ils vous répondront que je suis trop difficile. Est-ce vraiment être difficile de savoir ce qu’on ne veut plus dans notre vie ? Est-ce vraiment trop exiger que d’avoir quelqu’un dans sa vie qui sait faire la différence entre « ses » et « c’est » quand il m’écrit ? C’est pas de ma faute si mes yeux saignes quand il m’écrit « Sa va ? »

Suis-je aussi trop exigeante quand je ne veux pas d’un gars qui n’a pas réglé son passé ? Qui aux 2 phrases ne parle que de son ancienne vie amoureuse ? Je crois que je m’aime assez pour savoir que je dois être une priorité dans sa vie et non pas juste une option de dernier recours.

Non, je ne veux pas du gars parfait qui va m’emporter des fleurs à chaque semaine. C’est tannant à la longue, ça devient vite agaçant et ça fait peur. Pis moi, bin j’ai la peur bien incrustée dans la peau. Je suis un peu comme Julia Roberts dans le film La mariée est en fuite, dès que je sens qu’il y a trop d’attachement, je fuis le plus vite possible et ferme la porte derrière moi.

Les seuls gars auxquels je me suis accrochée, se sont des gars avec un lourd passé, des gars que je pouvais sauver d’eux-mêmes, que je pouvais rendre meilleurs en leur faisant voir que la vie n’est pas toujours noire.

À l’adolescence j’ai été amoureuse d’un gars qui n’allait plus à l’école à l’âge de 15 ans, qui fumait son joint en se levant le matin. Ce gars vivait avec son père dans un vieil appartement louche d’Hochelaga. Il n’avait pas grand-chose à lui, il vendait de la drogue pour avoir de l’argent de poche et plus tard se prendre un appartement. Il a eu quelques petites jobines mais toutes n’égalaient pas le salaire qu’il faisait avec la vente d’herbes joyeuses ou pilules miraculeuses. Ce gars j’en ai été amoureuse longtemps, il est venu hanter mes rêves pendant tellement d’années même après notre courte relation. Nous nous sommes vu sur une période de 2-3 ans, on s’appelait une fois de temps en temps, on se voyait, on s’aimait mais nous savions que nous ne pourrions être ensemble. Deux mondes, deux réalités beaucoup trop différentes. Alors on se contentait de s’embrasser, se coller et ensuite se chicaner pour se séparer. Ce garçon je voulais lui montrer qu’il y avait du bon monde dans la vie, que la vie ne se résumait pas aux gens stones, au manque de confiance aux autres…. J’ai échoué, mais ça je le savais dès le début. Mais encore aujourd’hui, je rêve à lui, j’aimerais savoir ce qu’il est devenu, savoir s’il se souvient de moi… sûrement …

Quelques petits copains par-ci par-là, rien de sérieux, rien qui vient me chercher autant que ce petit bum…. jusqu’à ce jour du mois de mai 2000. Il était dans son salon, un ami en commun nous présentait. Je suis restée bouche bée tellement je le trouvais beau. Mon manque de confiance habituel me disait qu’il était trop beau et que bah, ça donnerait rien ! On passe la soirée ensemble, on parle beaucoup … un gars qui parlait plus que moi, rare !! Je lui laisse mon numéro en grabouilli sur une feuille sur sa table et le lendemain il m’appelle pour savoir si je m’étais bien rendue. Finalement je suis de son goût … wow ! Lui ce qui m’a attiré vers lui c’était le physique, je ne voyais que ça. Puis plus on parlait plus je découvrais un jeune homme avec un passé pas comme le miens. Une famille éclatée, il ne parle plus à son père ni à une de ses sœurs, revoit sa mère depuis seulement quelques mois. Plusieurs autres fantômes sont arrivés quelques mois avant notre rencontre font également partis de sa vie… Tout ça mis ensemble, c’est rapidement vite devenu le gars parfait pour moi ! Je pouvais exercer mon envie de sauver mais sur un super beau gars !! WOW jack pot ! Relation merveilleuse les 3 premières années, je lui fais connaître c’est quoi une famille unie en l’introduisant dans la mienne. Je lui présente mes amis qui l’accueillent comme si il avait toujours fait parti de la gang. Nous sommes le couple parfait, celui dont nos amis parlent, celui qui fait rêver les autres ! Il commence un deuxième emploi pour qu’on aille plus de sous, je suis encore aux études, je travaille à temps partiel, nous habitons ensemble depuis nos 6 mois (j’ai 19 ans) … tout ça c’est beaucoup pour lui et la dépression semble planer au dessus de sa tête. Il se met beaucoup de pression, trop même. Nous faisons des plans pour le futur, nous déménageons dans un beau, très beau 5 et demi et là ça éclate. Devant les amis, la famille IL éclate, la pression des derniers mois, le stress, la fatigue, la soupape vient de sauter. On commence à s’éloigner sans trop s’en rendre compte. Je dois encore le sauver de ses phases dépressives, je suis encore utile dans sa vie. Vers la fin de la 3e année, nous remettons notre couple en question. Beaucoup de discussions, nous décidons de donner un second souffle à notre couple ! Wow, j’ai l’impression de retomber amoureuse de lui, il est heureux de bonne humeur, me fait des surprises … on s’aime à nouveau ! Un soir de party de St-Valentin en 2005 (j’ai 23 ans) une petite fille venait se faufiler dans mon ventre, ce n’était pas prévu ! On s’aimait, on avait un bel appart, bien que dans mon cœur je savais que ce n’était pas l’homme de ma vie, je ne pouvais pas laisser ce petit ange aller. 9 mois plus tard est née ma fille, notre fille. Tout va bien, on s’aime, on fait de notre mieux … mais la pression revient faire son tour dans la maison. Il a tellement manqué de sous quand il était jeune qu’il veut s’assurer que sa fille ne manquera jamais de rien. Changement d’emploi, heures supplémentaires, il en fait trop … la dépression semble vouloir revenir lui rendre visite. Bordel ce n’est pas le bon temps pour que tu reviennes toi. Je suis plus souvent seule qu’autre chose à la maison avec la petite. Parce que bien qu’il soit physiquement présent, certains soirs il était loin dans son monde. Je m’éloigne, sans le savoir et sans le vouloir, je commence ma vie intérieure sans lui. Le retour au boulot, les amis, je réalise que je suis devenue une autre personne. La pression, les chicanes, les mal entendus, y’a plus rien. Je l’aime mais je ne peux plus survivre, j’ai besoin de respirer, j’éclate, c’est fini.

C’est fini… en fait ce n’était pas fini, ma vie débutait. Une nouvelle vie. Une vie dans laquelle je devenais responsable d’une petite fille de 2 ans et demi. Nous sommes en 2008, j’ai 27 ans, célibataire, un enfant … je fais quoi ??? Je n’ai plus personne à sauver. Je dois me sauver moi, je dois réussir ma vie. Je dois réussir ma vie de maman monoparentale !! Plus gros contrat à vie ! Je dois passer au travers de ce deuil des 8 dernières années. Je dois continuer de vivre, en fait réapprendre à vire. Vivre seule, c’est quoi vivre seule ???? Je ne l’ai jamais fait. Des soirées complètes à être seule, des journées de fin de semaine à ne m’occuper que de ma fille. Je suis grosse, je ne me sens pas belle, je ne fais pas de rencontre alors que lui semble déjà avoir trouvé le parfait bonheur avec sa nouvelle blonde. Jalousie, c’est moi qui devrais être heureuse et c’est lui qui devrait trouver ça difficile.

C’est long, c’est difficile, je pleurs, je me décourage et finalement je me fais à l’idée. Voici ma vie pour les prochaines années. Enweye la grosse assume tes choix ! Des rencontres par-ci par là, encore une fois rien qui ne vient me chercher. Rien d’intéressant, j’ai un enfant, je n’en veux plus d’autres ! Je me cherche un passe-temps depuis que la princesse est désormais en garde partagée … Je dois me trouver quelque chose à faire de mes soirées, sinon je vais virer folle… La boxe !!! Pourquoi pas ! Gym presque rempli seulement de gars.. humm motivant !! Je perds du poids à chaque semaine, je m’y défonce ! 5 jours semaine, j’ai mal partout mon corps me dit que c’est trop, mais moi je m’en fou ! Je deviens une nouvelle personne physiquement. Je reçois des compliments, on me remarque à nouveau ! Mais ça y est … Isa l’intimidante vient faire son entrée dans ma vie. Contrairement à avant, on ne m’aborde presque plus, les rencontres se font rares, voir nulles. Presque 3 ans de célibat, j’abandonne. Finalement on n’est pas si mal célibataire, je fais ce que je veux quand je veux. Je ne dois rien à personne et je commence à apprécier mon temps à moi dans ma maison une semaine avec ma fille, une semaine sans. Puis ….

Puis, vient cette soirée de février 2011, cette soirée que j’ai décrite dans mon article Coup de foudre et boule de gomme. Cette rencontre qui sera le début d’une relation particulière qui aura duré 1 an et demi. Une relation en montagne russe. Une relation dans laquelle encore une fois je me sentais en devoir de sauver ! Une relation qui aurait eu TOUT pour fonctionner si ça n’avait pas été du « mauvais timing » de cette rencontre. Mais encore une fois, rien n’arrive pour rien dans la vie. Je ne m’éterniserai pas sur cette dernière relation puisqu’elle est encore si précieuse dans mon cœur. Je sais que j’ai fait partie de sa vie pour une raison. Que mon rôle d’Isa la sauveuse dans ce cas ci a vraiment porté fruit puisqu’il est devenu une meilleure personne en partie grâce à moi. Je ne me lance pas des fleurs, demandez lui il vous dira ! Je suis encore sous les secousses de ce tremblement de terre. Rarement quelque chose d’aussi intense était venue me chercher. Rarement je m’étais autant investie, corps, âme et tout le reste. Je suis vidée, je suis fatiguée, comme Superman qui perd ses pouvoirs. Je dois retrouver mes pouvoirs, ma liberté, mon sentiment de bien être que j’avais avant février 2011. Je dois prendre le positif, et faire en sorte que le négatif me fasse grandir.

Aujourd’hui Isa la sauveuse aimerait prendre sa retraite. Isa aimerait simplement être Isa, isa la femme ! Isa la fille qu’on prend soin, qu’on écoute et qu’on gâte. J’aimerais pour une fois qu’on prenne soins de moi. Mais quand l’opportunité se présente, je chausse mes souliers de course et je me pousse par trop de simplicité ! Peut-être qu’un jour je serai assez essoufflée que je voudrai me reposer vraiment. Jusque là, comme Vagabond, je poursuis mon parcours ;o)

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